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Réglementation des arômes - Aspects généraux (1ère Partie)

C’est à juste titre que l’environnement réglementaire des arômes est considéré comme complexe. C’est d’ailleurs autant la diversité des types d’agents d’aromatisation, des matières premières des arômes et de leurs applications qui explique cet état de fait. Les auteurs ont souhaité donner ici une présentation qui, sans prétendre à l’exhaustivité, fournira au lecteur l’essentiel des connaissances nécessaires pour comprendre la logique du dispositif, soit concrètement : (Partie I) - Les définitions des arômes et agents d’aromatisation, - Les conditions d’emploi de ceux-ci dans le respect de la sécurité du consommateur, - Les exigences applicables pour l’usage d’arômes dans les denrées transformées définies, (Partie II) - Les exigences applicables à l’étiquetage des arômes vendus aux industriels, y compris l’usage du terme « naturel ». La synthèse respecte le mot-à-mot des textes réglementaires, mais fournit aussi, le cas échéant, les grandes lignes des interprétations professionnelles, en soulignant l’apport précieux des Organisations Professionnelles tant nationales qu’européennes et mondiales du secteur, dans le domaine de l’accompagnement des entreprises vers la meilleure compréhension et application des arcanes de cette discipline du Droit alimentaire à part entière.

 C’est à juste titre que l’environnement réglementaire des arômes est considéré comme complexe. C’est d’ailleurs autant la diversité des types d’agents d’aromatisation, des matières premières des arômes et de leurs applications qui explique cet état de fait. Les auteurs ont souhaité donner ici une présentation qui, sans prétendre à l’exhaustivité, fournira au lecteur l’essentiel des connaissances nécessaires pour comprendre la logique du dispositif, soit concrètement : 

(Partie I) 

- Les définitions des arômes et agents d’aromatisation, 

- Les conditions d’emploi de ceux-ci dans le respect de la sécurité du consommateur, 

- Les exigences applicables pour l’usage d’arômes dans les denrées transformées définies, 

(Partie II) 

- Les exigences applicables à l’étiquetage des arômes vendus aux industriels, y compris l’usage du terme « naturel ». 

La synthèse respecte le mot-à-mot des textes réglementaires, mais fournit aussi, le cas échéant, les grandes lignes des interprétations professionnelles, en soulignant l’apport précieux des Organisations Professionnelles tant nationales qu’européennes et mondiales du secteur, dans le domaine de l’accompagnement des entreprises vers la meilleure compréhension et application des arcanes de cette discipline du Droit alimentaire à part entière. 

La désoxygénation au service de la conservation du lait par le froid

Le lait cru est stocké au froid dès sa sortie du pis pour freiner la croissance microbienne. Cependant, ce stockage au froid sélectionne les bactéries psychrotrophes qui peuvent se développer, et le lait perd sa biodiversité microbienne initiale, et notamment ses bactéries d’intérêt technologique. D’autre part, les bactéries psychrotrophes produisent des enzymes thermorésistantes extracellulaires qui, lors du stockage au froid, hydrolysent les protéines, lipides et phospholipides du lait. La désoxygénation par mise en oeuvre d’azote permet d’inhiber le développement des bactéries psychrotrophes. Il en résulte une inhibition de la protéolyse, de la lipolyse, et de la phospholipolyse microbiennes du lait, et ce jusqu’à 7 jours de stockage au froid. Ce procédé de désoxygénation peut donc permettre d’augmenter la durée de stockage du lait cru tout en maintenant ses qualités microbiologiques et biochimiques, avec de potentiels bénéfices en termes de logistique et d’empreinte carbone.

 Le lait cru est stocké au froid dès sa sortie du pis pour freiner la croissance microbienne. Cependant, ce stockage au froid sélectionne les bactéries psychrotrophes qui peuvent se développer, et le lait perd sa biodiversité microbienne initiale, et notamment ses bactéries d’intérêt technologique. D’autre part, les bactéries psychrotrophes produisent des enzymes thermorésistantes extracellulaires qui, lors du stockage au froid, hydrolysent les protéines, lipides et phospholipides du lait. La désoxygénation par mise en oeuvre d’azote permet d’inhiber le développement des bactéries psychrotrophes. Il en résulte une inhibition de la protéolyse, de la lipolyse, et de la phospholipolyse microbiennes du lait, et ce jusqu’à 7 jours de stockage au froid. Ce procédé de désoxygénation peut donc permettre d’augmenter la durée de stockage du lait cru tout en maintenant ses qualités microbiologiques et biochimiques, avec de potentiels bénéfices en termes de logistique et d’empreinte carbone. 

Le transport longue distance du lait

La concentration de la filière de l’industrie laitière depuis plus de trente ans a entrainé l’augmentation des besoins de transport de lait. Les distances de transport entre la production et les sites de transformation se sont allongées et avec elles les quantités transportées ainsi que les temps de transport. Ce transport n’est plus seulement régional mais de plus en plus national et international. Ces longues distances et ces durées de transport de plusieurs heures ou jours nécessitent des moyens adaptés. Ils ont également été réglementés pour assurer la sécurité sanitaire d’un produit particulièrement sensible à la température tant d’un point de vue sanitaire que d’un point de vue organoleptique. Le présent article traite tout d’abord de la réglementation et des normes applicables au transport du lait sur les longues distances. Il aborde ensuite les solutions techniques et l’évolution du parc français de citernes isothermes. Enfin il évoque les perspectives d’évolution du transport du lait sur de longues distances.

 La concentration de la filière de l’industrie laitière depuis plus de trente ans a entrainé l’augmentation des besoins de transport de lait. Les distances de transport entre la production et les sites de transformation se sont allongées et avec elles les quantités transportées ainsi que les temps de transport. Ce transport n’est plus seulement régional mais de plus en plus national et international. 

Ces longues distances et ces durées de transport de plusieurs heures ou jours nécessitent des moyens adaptés. Ils ont également été réglementés pour assurer la sécurité sanitaire d’un produit particulièrement sensible à la température tant d’un point de vue sanitaire que d’un point de vue organoleptique. 

Le présent article traite tout d’abord de la réglementation et des normes applicables au transport du lait sur les longues distances. Il aborde ensuite les solutions techniques et l’évolution du parc français de citernes isothermes. Enfin il évoque les perspectives d’évolution du transport du lait sur de longues distances.

Exemple de stratégie de réduction de l’eau par l’analyse du pincement dans la conservation des légumes

Dans l’industrie agro-alimentaire, la mise en oeuvre d’une gestion durable de l’eau est devenue, plus que jamais, d’actualité. Le contexte environnemental, économique et réglementaire impose une panoplie de mesures afin d’économiser, autant que possible, les ressources en eau et de minimiser les effluents rejetés dans l’environnement. À l’échelle du territoire, le management des ressources en eau est également devenu une priorité pour faire face aux aléas climatiques. Ainsi, les usines agro-alimentaires doivent s’adapter en développant une stratégie systémique de réduction de l’usage d’eau, qui va au-delà de l’optimisation d’une opération unitaire. La méthode du pincement apporte une réponse très prometteuse à cet enjeu. Jusqu’à très récemment, elle était utilisée uniquement pour optimiser l’énergie. Cet article explique son application pour faire des économies d’eau rapides et réalistes. Des études de cas industrielles sont également discutées pour démontrer l’applicabilité de la méthode du pincement eau.

Optimisation de l'épaisseur d'’EVOH dans les emballages plastiques multicouches pour produits appertisés (Projet STRETCH)

En fonction des applications et du niveau barrière à l’oxygène visé, les fournisseurs d’emballages plastiques pour produits appertisés proposent des barquettes en complexes multicouches PP/EVOH/PP de différentes épaisseurs, incorporant différents pourcentages de couche barrière et différents types de résines EVOH, conduisant, à température et humidité ambiante, à des niveaux barrières modulables L’hydratation de l’EVOH engendrée par la stérilisation en autoclave des barquettes conduit à la perte des propriétés barrières ; cette fonctionnalité est recouverte au cours du temps, mais le phénomène transitoire de « retort shock » altère de façon différente les différents types de barquette : les structures fines et à faible taux d’EVOH recouvrent rapidement leurs propriétés, les structures les plus épaisses et à fort taux d’EVOH n’atteignent pas la saturation d’hydratation mais sèchent moins rapidement, les EVOH les plus barrières ont une forte affinité pour l’eau et sont les plus sujets aux défauts de thermoformage…. Cette étude montre que les emballages les plus barrières (et les plus couteux) en conditions ambiantes, engendrent sur la durée d’utilisation des quantités d’oxygène cumulées qui restent généralement les plus faibles, mais certaines configurations de structures de barquettes moins onéreuses peuvent présenter des performances relativement proches. L’incidence du retort Shock dépend également du type de barème de stérilisation (haute ou basse température) appliqué.

 En fonction des applications et du niveau barrière à l’oxygène visé, les fournisseurs d’emballages plastiques pour produits appertisés proposent des barquettes en complexes multicouches PP/EVOH/PP de différentes épaisseurs, incorporant différents pourcentages de couche barrière et différents types de résines EVOH, conduisant, à température et humidité ambiante, à des niveaux barrières modulables 

L’hydratation de l’EVOH engendrée par la stérilisation en autoclave des barquettes conduit à la perte des propriétés barrières ; cette fonctionnalité est recouverte au cours du temps, mais le phénomène transitoire de « retort shock » altère de façon différente les différents types de barquette : les structures fines et à faible taux d’EVOH recouvrent rapidement leurs propriétés, les structures les plus épaisses et à fort taux d’EVOH n’atteignent pas la saturation d’hydratation mais sèchent moins rapidement, les EVOH les plus barrières ont une forte affinité pour l’eau et sont les plus sujets aux défauts de thermoformage…. Cette étude montre que les emballages les plus barrières (et les plus couteux) en conditions ambiantes, engendrent sur la durée d’utilisation des quantités d’oxygène cumulées qui restent généralement les plus faibles, mais certaines configurations de structures de barquettes moins onéreuses peuvent présenter des performances relativement proches. L’incidence du retort Shock dépend également du type de barème de stérilisation (haute ou basse température) appliqué. 

Les emballages biodégradables : durée de vie du produit ou durée de vie de l’emballage ? Exemple du PLA.

Parmi les matériaux d’emballages issus de ressources renouvelables, il est important de bien différencier ceux qui sont biosourcés mais non biodégradables (souvent analogues aux matériaux conventionnels pétrosourcés) de ceux qui sont à la fois biosourcés et biodégradables. Pour ces derniers, la question de leur stabilité au contact des produits alimentaires s’avère alors cruciale. Le cas du poly(lactide), ou PLA, est détaillé ici, en prenant en compte non seulement sa stabilité chimique, mais aussi sa stabilité physique. Se pose alors la question de la durée de vie de l’emballage en parallèle de celle de la durée de vie de l’aliment emballé.

L’activité de l’eau ou « Pourquoi ma grand-mère m’a toujours servi des biscuits secs … MOUS ! »

L’ADRIA a développé un outil de modélisation du comportement de l’eau libre dans un produit alimentaire complexe. L’eau libre, representée par un índice appelé “aw” (activité de l’eau) est un paramétre trés important à connaitre pour anticiper de nombreux phénomènes d’altérations biochimiques, biologiques et microbilogiques. Une application web basée sur un calculateur simulant le comportement de plus de 400 ingrédients permet de modéliser toute recette de produit alimentaire. La connaissance fine de l’emballage permet d’anticiper la conservation du produit emballé.

GLOPACK : des solutions durables et innovantes dans le domaine de l’emballage alimentaire

Le projet GLOPACK (Granting society with LOw environmental impact innovative PACKaging) a été officiellement lancé en juin 2018 à l’Université de Montpellier. Ce projet a été financé dans le cadre du programme européen Horizon 2020 et réunit 16 partenaires (académiques et privés). Il a pour but de réduire l’impact environnemental des emballages alimentaires tout en prolongeant la durée de conservation des aliments. GLOPACK vise à développer des emballages alimentaires qui puissent être à la fois biodégradables, actifs et intelligents. La biodégradabilité en milieu naturel sera assurée grâce à l’utilisation de bio-polyesters produits à partir de résidus organiques des industries agroalimentaires à l’aide de consortium bactériens dédiés. Les emballages GLOPACK pourront également être actifs, pour mieux préserver les aliments et prolonger leur durée de vie et intelligent, grâce à l’utilisation de la technologie RFID, qui permettra d’informer directement le consommateur sur la dégradation et donc la qualité des aliments. L’acceptabilité du consommateur est un élément important à considérer pour permettre l’essor de ces emballages innovants en rupture avec l’existant (couleur foncé, pas de transparence, etc.) Mots clefs: emballages durables, biodégradables en conditions naturelles, home-compost, actifs, étiquettes RFID intelligentes

Biopréservation et hautes pressions : des outils pour la maîtrise des dangers microbiologiques dans les aliments

L’utilisation d’additifs conservateurs est souvent nécessaire pour assurer la sécurité microbiologique des produits carnés réfrigérés faiblement acides. Le projet ANR BLac HP (2014-2019) a étudié une nouvelle stratégie de stabilisation des produits carnés réfrigérés pour assurer le contrôle des flores indésirables à la fois végétatives et sporulées. Grâce à une approche pluridisciplinaire, les travaux ont montré que la combinaison de la biopréservation par des bactéries lactiques et d’un traitement hautes pressions permettait d’assurer la qualité microbiologique de dés de jambon cuits à teneur réduite en nitrite pendant toute leur durée de vie. Le traitement permet de plus une qualité sensorielle optimale sans impact environnemental supplémentaire par rapport au procédé conventionnel. Mots-clés: spores, jambon, nitrites

Ingrédients naturels pour la conservation des aliments : voies d’obtention, caractéristiques et perspectives d’emploi

Les ingrédients naturels antimicrobiens sont en plein développement en raison notamment de la recherche d’alternatives à certains conservateurs de synthèse. Les ingrédients commercialisés sont essentiellement des extraits végétaux et des moûts de fermentation par des bactéries lactiques ou propioniques productrices d’acides organiques et de métabolites antimicrobiens plus spécifiques telles que des bactériocines. Après une brève présentation de ces ingrédients commercialisés, le potentiel encore non ou peu exploité commercialement d’un ensemble plus large de ressources comestibles est passé en revue en se focalisant sur le potentiel des protéines antimicrobiennes ou des fragments de protéines (d’origine végétale, animale, algale ou d’insectes) libérés par hydrolyse enzymatique ou par des ferments protéolytiques. Les opportunités comme les limites à l’emploi d’ingrédients antimicrobiens sont ensuite présentées. En conclusion, il y a nécessité de repenser de façon globale le remplacement de conservateurs par des ingrédients à effet antimicrobien : non seulement sur un plan technique mais aussi leur présentation commerciale car ces ingrédients à effet antimicrobien présentent souvent également un intérêt nutritionnel qu’il faut souligner.