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Douze principes pour une production industrielle respectueuse de l’environnement et de la santé de l’homme : bénéfices et limites

Les douze principes de la chimie verte ont été énoncés pour guider les chimistes à développer une chimie plus respectueuse de la santé et de l’environnement. Ces principes ont pour objectifs la prévention de la pollution et des accidents, la pérennité des ressources et de l’éner-gie, l’assurance de la sureté des produits et de la sécurité lors de leur production. Un exemple de procédé industriel emblématique de la démarche de chimie verte est celui de la préparation du polycarbonate par une voie à la fois sans phosgène (réactif hautement toxique), peu consommatrice de solvants et économe en atomes. Si la chimie verte est déjà à l’origine de procédés industriels plus sûrs et respectueux de l’environnement, les efforts de recherche restent à poursuivre.
Mots clés : Chimie verte, douze principes, prévention

La technologie fromagère : de la tradition aux technologies de rupture

Le fromage est une pratique ancestrale de report des éléments nobles du lait. La maîtrise des conditions de fabrication permettant de générer des produits de textures et arômes différenciés ne date que du Moyen Age. Aujourd’hui, les progrès de la science laitière ont permis une meilleure compréhension et l’optimisation séquentielle de chacune des étapes de la fabrication fromagère, socle nécessaire ouvrant aux chercheurs la voie pour revisiter les pratiques de fabrication dans un objectif de simplification et d’écoconception. Les procédés et produits innovants en test aujourd’hui repensent et réorganisent l’ordre de chaque étape des fabrications d’antan. Nous proposons de retracer cette évolution dans le temps en expliquant comment l’Homme a adapté le fromage à ses besoins. Nous soulignerons quelles circonstances ont permis la transition vers le système alimentaire agro-industriel actuel. Nous montrerons les évolutions particulières de la science laitière ayant conduit à l’optimisation des étapes de la transformation fromagère. Nous pointerons leurs limites. Nous verrons enfin de quelle manière les technologies de ruptures permettent de contourner ces limites. A partir de ce passé et du présent, nous poserons les attendus qui préfigurent l’évolution future de la technologie fromagère.

 Le fromage est une pratique ancestrale de report des éléments nobles du lait. La maîtrise des conditions de fabrication permettant de générer des produits de textures et arômes différenciés ne date que du Moyen Age. Aujourd’hui, les progrès de la science laitière ont permis une meilleure compréhension et l’optimisation séquentielle de chacune des étapes de la fabrication fromagère, socle nécessaire ouvrant aux chercheurs la voie pour revisiter les pratiques de fabrication dans un objectif de simplification et d’écoconception. Les procédés et produits innovants en test aujourd’hui repensent et réorganisent l’ordre de chaque étape des fabrications d’antan. 

Nous proposons de retracer cette évolution dans le temps en expliquant comment l’Homme a adapté le fromage à ses besoins. Nous soulignerons quelles circonstances ont permis la transition vers le système alimentaire agro-industriel actuel. Nous montrerons les évolutions particulières de la science laitière ayant conduit à l’optimisation des étapes de la transformation fromagère. Nous pointerons leurs limites. Nous verrons enfin de quelle manière les technologies de ruptures permettent de contourner ces limites. A partir de ce passé et du présent, nous poserons les attendus qui préfigurent l’évolution future de la technologie fromagère.

Les défis de l’alimentation durable pour les entreprises agro-alimentaires

Le système alimentaire actuel doit faire face à de nombreux défis sociétaux, qui amènent les filières et les entreprises à reconsidérer leurs pratiques sur toute la chaîne de valeur, afin de mieux répondre aux besoins des populations et ainsi s’inscrire dans une transition alimentaire, en synergie avec la transition écologique et la transition énergétique, et répondre aux exigences qui s’imposent à elles en matière de durabilité. L’avènement d’une chaine de valeur alimentaire durable implique la collaboration des différentes parties prenantes de cette chaîne, afin de s’approprier collectivement les concepts de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), d’économie circulaire, d’écoconception, d’achats responsables, de bioéconomie, d’écologie industrielle. Les défis sont en effet multiples : optimiser la gestion des ressources dans les procédés de transformation en lien avec le territoire tout en assurant un engagement responsable, faire évoluer les modèles de production et de distribution et l’offre « produit » et répondre aux nouvelles attentes et aux nouveaux comportements des consommateurs. Mots clés : Système alimentaire, durabilité, agro-alimentaire, alimentation, économie circulaire, transition alimentaire, bioéconomie, responsabilité sociétale des entreprises, écoconception.

L’amélioration de la performance environnementale globale par l’évaluation environnementale

L’analyse du cycle de vie permet d’évaluer les impacts environnementaux de la production, l’utilisation et la fin de vie d’un produit alimentaire, et d’évaluer les gains potentiels dans une démarche d’écoconception. L’évaluation environnementale, tout comme la démarche d’écoconception, peut être réalisée à différentes échelles (opération unitaire, entreprise, filière). Des référentiels et des outils de calcul sectoriels existent désormais et permettent aux acteurs économiques des filières d’être de plus en plus autonomes dans leurs démarches d’évaluation et d’écoconception. Cette analyse environnementale, que les pouvoirs publics souhaitent utiliser comme base à l’affichage environnemental des produits alimentaires, nécessite de disposer de bases de données environnementales qu’il convient d’utiliser avec précautions, notamment à des fins d’information du consommateur et de comparaison d’aliments. Bien que fiable et robuste pour évaluer la performance environnementale de la production des aliments, la méthode présente encore certaines limites pour l’évaluation des systèmes alimentaires et la consommation des aliments.

 L’analyse du cycle de vie permet d’évaluer les impacts environnementaux de la production, l’utilisation et la fin de vie d’un produit alimentaire, et d’évaluer les gains potentiels dans une démarche d’écoconception. L’évaluation environnementale, tout comme la démarche d’écoconception, peut être réalisée à différentes échelles (opération unitaire, entreprise, filière). Des référentiels et des outils de calcul sectoriels existent désormais et permettent aux acteurs économiques des filières d’être de plus en plus autonomes dans leurs démarches d’évaluation et d’écoconception. Cette analyse environnementale, que les pouvoirs publics souhaitent utiliser comme base à l’affichage environnemental des produits alimentaires, nécessite de disposer de bases de données environnementales qu’il convient d’utiliser avec précautions, notamment à des fins d’information du consommateur et de comparaison d’aliments. Bien que fiable et robuste pour évaluer la performance environnementale de la production des aliments, la méthode présente encore certaines limites pour l’évaluation des systèmes alimentaires et la consommation des aliments. 

Nouvelle version du BREF agro-alimentaire : impacts pour le secteur et mise en oeuvre industrielle

La décision de la Commission Européenne, parue au Journal officiel de l’UE le 04 décembre 2019, établit les conclusions sur les Meilleures Techniques Disponibles (MTD) définies dans le document BREF pour les industries agro-alimentaires et laitières (FDM pour Food, Drink and Milk). Cela a eu pour effet de déclencher, dans un délai d’un an, le réexamen des conditions d’autorisation pour les entreprises concernées, c’est-à-dire les installations IED1 agro-alimentaires et de transformation du lait classées selon les rubriques n° 3642, 3643 et 3710 de la Nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). En parallèle, les exigences réglementaires définies dans ces conclusions ont été transposées en droit français via un Arrêté Ministériel de Prescriptions Générales (AMPG), publié le 27 février 2020. Cet AMPG rend obligatoire le respect des prescriptions des conclusions du BREF FDM sans avoir à modifier les arrêtés préfectoraux de l’ensemble des sites. L’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA), en collaboration avec la Coopération Agricole, a rédigé un guide de mise en oeuvre du BREF FDM, afin d’accompagner les industries agro-alimentaires à répondre à ces nouvelles exigences réglementaires et à rédiger leur dossier de réexamen.

 La décision de la Commission Européenne, parue au Journal officiel de l’UE le 04 décembre 2019, établit les conclusions sur les Meilleures Techniques Disponibles (MTD) définies dans le document BREF pour les industries agro-alimentaires et laitières (FDM pour Food, Drink and Milk). Cela a eu pour effet de déclencher, dans un délai d’un an, le réexamen des conditions d’autorisation pour les entreprises concernées, c’est-à-dire les installations IED1 agro-alimentaires et de transformation du lait classées selon les rubriques n° 3642, 3643 et 3710 de la Nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). En parallèle, les exigences réglementaires définies dans ces conclusions ont été transposées en droit français via un Arrêté Ministériel de Prescriptions Générales (AMPG), publié le 27 février 2020. Cet AMPG rend obligatoire le respect des prescriptions des conclusions du BREF FDM sans avoir à modifier les arrêtés préfectoraux de l’ensemble des sites. L’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA), en collaboration avec la Coopération Agricole, a rédigé un guide de mise en oeuvre du BREF FDM, afin d’accompagner les industries agro-alimentaires à répondre à ces nouvelles exigences réglementaires et à rédiger leur dossier de réexamen. 

Valorisation des résidus des agro-industries par méthanisation – Développement de la base de données spatialisée ValorMap

L’étude présentée a pour objectif de faciliter la recherche de substrats organiques mobilisables sur le territoire français pour les exploitants d’installations de méthanisation, mais également de mettre à la disposition des agro-industries les éléments nécessaires pour envisager une valorisation de leurs résidus et coproduits en méthanisation, et comparer cette solution avec les voies de valorisation actuelles. Pour cela, les partenaires du projet ValorMap ont procédé à une étude de gisement des co-produits potentiellement intéressants pour la méthanisation au sein de 5 secteurs industriels et 3 régions françaises. Le potentiel méthanogène et les concentrations en matières sèches et organiques, azote ammoniacal et total, phosphore et potassium ont été déterminés sur plus de 90 déchets des industries agro-alimentaires. Un outil public web donne accès aux volumes de biogaz pouvant être produits à partir des résidus et coproduits étudiés à l’échelle cantonale. Mots-clés : Méthanisation, gisement, potentiel méthanogène, Industries agro-alimentaires

 L’étude présentée a pour objectif de faciliter la recherche de substrats organiques mobilisables sur le territoire français pour les exploitants d’installations de méthanisation, mais également de mettre à la disposition des agro-industries les éléments nécessaires pour envisager une valorisation de leurs résidus et coproduits en méthanisation, et comparer cette solution avec les voies de valorisation actuelles. Pour cela, les partenaires du projet ValorMap ont procédé à une étude de gisement des co-produits potentiellement intéressants pour la méthanisation au sein de 5 secteurs industriels et 3 régions françaises. Le potentiel méthanogène et les concentrations en matières sèches et organiques, azote ammoniacal et total, phosphore et potassium ont été déterminés sur plus de 90 déchets des industries agro-alimentaires. Un outil public web donne accès aux volumes de biogaz pouvant être produits à partir des résidus et coproduits étudiés à l’échelle cantonale. Mots-clés : Méthanisation, gisement, potentiel méthanogène, Industries agro-alimentaires

Sucre et Pacte vert, pour une écologie compétitive

A l’heure du Pacte vert qui propose à l’Union un nouveau paradigme, les secteurs agricoles, et notamment celui du sucre, se doivent de se pencher sur leur passé et de réfléchir à leur futur. Produit stratégique, le sucre est international et compétitif par nature. C’est historiquement un secteur à la pointe des innovations agronomiques, industrielles et règlementaires. Avec pour objectif une optimisation constante des facteurs de production au niveau de la betterave (semences enrobées, réduction des engrais azotés, gestion optimale de l’eau, …) et de sa transformation industrielle (rationalisation des usines, forte réduction des besoins en énergies, valorisation des sous-produits, …). Le secteur du sucre se considère ainsi comme « un bon élève » qui attend davantage du Pacte vert. Notamment au niveau de la Politique Agricole Commune qu’il convient de repenser plutôt que de la rafistoler une fois de plus. Il conviendrait notamment d’intégrer à la PAC une « empreinte carbone » car l’agriculture constitue un puit de carbone naturel. Les taxes « carbone » aux frontières de l’UE devraient s’appliquer aux transports internationaux, notamment pour les importations massives de produits de substitution des céréales. Le Pacte vert devrait aussi favoriser les productions « écologiquement intensives ». Cette expression comprend une dimension de recherche et développement en matière de recherche génétique et de nouvelles générations de produits phytosanitaires. L’innovation promue par le Pacte vert doit trouver sa pleine application en agriculture et il conviendra, pour se faire, de renforcer le poids de la science dans les processus de décision communautaires. Tout ceci impliquera l’instauration d’un climat propice au dialogue entre professionnels et société civile, ce à quoi le secteur sucre aspire.

Maitriser le désherbage de la betterave bio

Le développement de la filière sucrière bio oblige à repenser l’itinéraire technique de la betterave. Le principal défi, la maitrise des adventices, ne pourra être relevé que par une mise en oeuvre réussie de plusieurs étapes : une bonne préparation de sol, la réalisation de faux-semis, une implantation pouvant mobiliser des techniques innovantes, et une conduite efficace du désherbage mécanique en culture grâce à un matériel adapté.

Efficience alimentaire des élevages, une nouvelle approche

Dans un contexte d’augmentation de la demande mondiale, les productions animales font débat car le rendement de la transformation des végétaux par les animaux est généralement faible, et la consommation des animaux d’élevage comporte une part de végétaux consommable par l’homme. Des travaux récents ont voulu approfondir la place des productions animales dans la chaine alimentaire en distinguant la part des aliments pour les animaux la part qui aurait pu être valorisée directement en alimentation humaine et celle qui ne le pourrait pas. L’efficience est définie comme le ratio entre les produits (outputs) et les ressources utilisées (inputs).Il faut déterminer dans les produits la part stricte consommable par l’homme. On peut constater ainsi que tous les systèmes d’élevage ont la capacité de contribuer à la production de protéines alimentaires pour l’homme à condition d’utiliser beaucoup de végétaux non directement valorisables en alimentation humaine. Un nouvel éclairage apparaît dans ce débat sur la compétition pour l’utilisation des ressources végétales entre alimentation animale et humaine.

Nouveaux enjeux de la protection de la culture de betterave : les axes de travail de l’ITB.

L’usage des produits phytopharmaceutiques est au centre des préoccupations environnementales et sociétales actuelles. La protection des cultures doit intégrer cette demande, mais se trouve aussi confrontée à un contexte technique en évolution : à côté de la limitation des solutions chimiques disponibles, d’autres paramètres, comme le développement des résistances aux produits de traitements, ou l’incidence du réchauffement climatique, doivent être considérés. L’ITB travaille pour et avec la filière, à rechercher et développer des solutions nouvelles en mettant en œuvre les ressources technologiques les plus innovantes.