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Quelles méthodes pour détecter des résidus de biocides désinfectants ?

Les biocides désinfectants sont utilisés dans les industries agro-alimentaires (IAAs) afin de limiter ou réduire le développement de pathogènes présents dans l’environnement ou sur des surfaces en contact avec des aliments destinés à la consommation humaine ou animale. Les désinfectants regroupent des molécules appartenant à différentes familles chimiques (eg. Ammoniums Quaternaires (AQ), composés chlorés ..). Dans l’industrie laitière, utilisés à la ferme pour désinfecter les trayons et en IAA pour désinfecter les surfaces, des résidus peuvent persister sur les surfaces et dans le lait. On entend par « résidu » toute substance présente qui résulte de l’utilisation d’un produit biocide, y compris les métabolites et les produits de dégradation ou de réaction d’une telle substance. Leur présence peut alors constituer un risque toxicologique pour le consommateur. Très peu de données issues du terrain sur les quantités de résidus de biocides sont disponibles du fait d’un déficit de méthodes d’autocontrôle simples, rapides et sensibles permettant de mesurer ces résidus. Les performances annoncées par les fabricants pour les tests d’autocontrôle ne font l’objet d’aucune évaluation ou validation officielle. Dans le cadre d’un projet financé par le Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière (CNIEL), nous avons donc évalué des tests de dépistage commerciaux. Malgré leurs seuils de sensibilités élevés, les tests bandelettes sont les plus utilisés par les IAAs. Quant aux méthodes physicochimiques basées sur la spectrométrie de masse, bien que 1000 fois plus sensibles, elles sont inadaptées pour l’autocontrôle. Le développement de biocapteurs représente une voie prometteuse à explorer pour l’autocontrôle mais la plupart de ces recherches reste limitée pour le moment.
Mots clés : désinfectants, résidus, méthode de détection, autocontrôle

Perception des arômes par les consommateurs. Résultats d’une étude multicritères.

Les arômes alimentaires sont intégrés dans l’alimentation depuis des siècles, pour apporter du goût aux plats du quotidien et de la diversité gustative aux consommateurs. Mieux apprécier la perception des arômes alimentaires par les consommateurs d’aujourd’hui et de demain ? Tel était l’objectif de l’étude initiée par le SNIAA et réalisée par l’institut de sondage OpinionWay fin 2019 – début 2020. Les résultats, pour certains étonnants, pour d’autres plus attendus, permettent d’identifier ce que le consommateur comprend ou ne comprend pas à propos des arômes et d’en déduire le projet pédagogique à imaginer pour accompagner le consommateur vers une compréhension affinée de ces ingrédients. Cet article détaille ainsi les quatre enseignements principaux de cette étude : 1/ les consommateurs sont informés et comprennent le rôle des arômes, 2/ les consommateurs sont perdus face aux recommandations et allégations contradictoires en matière d’alimentation et aux étiquetages divers et variés des produits aromatisés, 3/ le mot « arôme » renvoie spontanément à l’univers du sucré alors que les arômes sont bien présents dans les produits salés, 4/ le monde des arômes est perçu comme pluriel avec des ingrédients aromatiques divers, dont l’appréciation par le consommateur n’est pas homogène.

 Les arômes alimentaires sont intégrés dans l’alimentation depuis des siècles, pour apporter du goût aux plats du quotidien et de la diversité gustative aux consommateurs. Mieux apprécier la perception des arômes alimentaires par les consommateurs d’aujourd’hui et de demain ? Tel était l’objectif de l’étude initiée par le SNIAA et réalisée par l’institut de sondage OpinionWay fin 2019 – début 2020. Les résultats, pour certains étonnants, pour d’autres plus attendus, permettent d’identifier ce que le consommateur comprend ou ne comprend pas à propos des arômes et d’en déduire le projet pédagogique à imaginer pour accompagner le consommateur vers une compréhension affinée de ces ingrédients. Cet article détaille ainsi les quatre enseignements principaux de cette étude : 1/ les consommateurs sont informés et comprennent le rôle des arômes, 2/ les consommateurs sont perdus face aux recommandations et allégations contradictoires en matière d’alimentation et aux étiquetages divers et variés des produits aromatisés, 3/ le mot « arôme » renvoie spontanément à l’univers du sucré alors que les arômes sont bien présents dans les produits salés, 4/ le monde des arômes est perçu comme pluriel avec des ingrédients aromatiques divers, dont l’appréciation par le consommateur n’est pas homogène. 

Réglementation des arômes - Aspects généraux (1ère Partie)

C’est à juste titre que l’environnement réglementaire des arômes est considéré comme complexe. C’est d’ailleurs autant la diversité des types d’agents d’aromatisation, des matières premières des arômes et de leurs applications qui explique cet état de fait. Les auteurs ont souhaité donner ici une présentation qui, sans prétendre à l’exhaustivité, fournira au lecteur l’essentiel des connaissances nécessaires pour comprendre la logique du dispositif, soit concrètement : (Partie I) - Les définitions des arômes et agents d’aromatisation, - Les conditions d’emploi de ceux-ci dans le respect de la sécurité du consommateur, - Les exigences applicables pour l’usage d’arômes dans les denrées transformées définies, (Partie II) - Les exigences applicables à l’étiquetage des arômes vendus aux industriels, y compris l’usage du terme « naturel ». La synthèse respecte le mot-à-mot des textes réglementaires, mais fournit aussi, le cas échéant, les grandes lignes des interprétations professionnelles, en soulignant l’apport précieux des Organisations Professionnelles tant nationales qu’européennes et mondiales du secteur, dans le domaine de l’accompagnement des entreprises vers la meilleure compréhension et application des arcanes de cette discipline du Droit alimentaire à part entière.

 C’est à juste titre que l’environnement réglementaire des arômes est considéré comme complexe. C’est d’ailleurs autant la diversité des types d’agents d’aromatisation, des matières premières des arômes et de leurs applications qui explique cet état de fait. Les auteurs ont souhaité donner ici une présentation qui, sans prétendre à l’exhaustivité, fournira au lecteur l’essentiel des connaissances nécessaires pour comprendre la logique du dispositif, soit concrètement : 

(Partie I) 

- Les définitions des arômes et agents d’aromatisation, 

- Les conditions d’emploi de ceux-ci dans le respect de la sécurité du consommateur, 

- Les exigences applicables pour l’usage d’arômes dans les denrées transformées définies, 

(Partie II) 

- Les exigences applicables à l’étiquetage des arômes vendus aux industriels, y compris l’usage du terme « naturel ». 

La synthèse respecte le mot-à-mot des textes réglementaires, mais fournit aussi, le cas échéant, les grandes lignes des interprétations professionnelles, en soulignant l’apport précieux des Organisations Professionnelles tant nationales qu’européennes et mondiales du secteur, dans le domaine de l’accompagnement des entreprises vers la meilleure compréhension et application des arcanes de cette discipline du Droit alimentaire à part entière. 

La technologie fromagère : de la tradition aux technologies de rupture

Le fromage est une pratique ancestrale de report des éléments nobles du lait. La maîtrise des conditions de fabrication permettant de générer des produits de textures et arômes différenciés ne date que du Moyen Age. Aujourd’hui, les progrès de la science laitière ont permis une meilleure compréhension et l’optimisation séquentielle de chacune des étapes de la fabrication fromagère, socle nécessaire ouvrant aux chercheurs la voie pour revisiter les pratiques de fabrication dans un objectif de simplification et d’écoconception. Les procédés et produits innovants en test aujourd’hui repensent et réorganisent l’ordre de chaque étape des fabrications d’antan. Nous proposons de retracer cette évolution dans le temps en expliquant comment l’Homme a adapté le fromage à ses besoins. Nous soulignerons quelles circonstances ont permis la transition vers le système alimentaire agro-industriel actuel. Nous montrerons les évolutions particulières de la science laitière ayant conduit à l’optimisation des étapes de la transformation fromagère. Nous pointerons leurs limites. Nous verrons enfin de quelle manière les technologies de ruptures permettent de contourner ces limites. A partir de ce passé et du présent, nous poserons les attendus qui préfigurent l’évolution future de la technologie fromagère.

 Le fromage est une pratique ancestrale de report des éléments nobles du lait. La maîtrise des conditions de fabrication permettant de générer des produits de textures et arômes différenciés ne date que du Moyen Age. Aujourd’hui, les progrès de la science laitière ont permis une meilleure compréhension et l’optimisation séquentielle de chacune des étapes de la fabrication fromagère, socle nécessaire ouvrant aux chercheurs la voie pour revisiter les pratiques de fabrication dans un objectif de simplification et d’écoconception. Les procédés et produits innovants en test aujourd’hui repensent et réorganisent l’ordre de chaque étape des fabrications d’antan. 

Nous proposons de retracer cette évolution dans le temps en expliquant comment l’Homme a adapté le fromage à ses besoins. Nous soulignerons quelles circonstances ont permis la transition vers le système alimentaire agro-industriel actuel. Nous montrerons les évolutions particulières de la science laitière ayant conduit à l’optimisation des étapes de la transformation fromagère. Nous pointerons leurs limites. Nous verrons enfin de quelle manière les technologies de ruptures permettent de contourner ces limites. A partir de ce passé et du présent, nous poserons les attendus qui préfigurent l’évolution future de la technologie fromagère.

Mise en application du nettoyage enzymatique en place en industrie laitière.

Des campagnes d’essais ont été menées à la Halle de transformation laitière est alimentaire de l’Ecole Nationale d’Industrie Laitière de Besançon- Mamirolle pour mettre en oeuvre des procédures de nettoyage enzymatique. Elles s’appuient sur la dilution d’un produit de nettoyage enzymatique, fourni par l’entreprise partenaire, à des concentrations détergentes de 1 ou 2%. La procédure a été appliquée au nettoyage de circuits froids (les tanks de stockage, la citerne de collecte du lait, la ligne de dépotage AOP et une écrémeuse). La procédure consiste 3 étapes : un pré-rinçage, un nettoyage enzymatique proprement dit et un rinçage final. Cette procédure est complétée par un nettoyage acide supplémentaire au 5ème jour, permettant l’élimination des dépôts minéraux. L’ensemble de l’opération est piloté par le logiciel NEP expert associé à un automate SPX. Le pilotage et le contrôle des niveaux de concentration de la solution enzymatique sont assurés par mesure conductimétrique en ligne. La vérification du niveau d’activité enzymatique est réalisée quotidiennement en début et fin de procédure par un test spectrophotométrique développé au laboratoire de biochimie de l’ENIL. L’efficacité du nettoyage est évaluée par un suivi microbiologique (indicateur d’hygiène) des installations, des matières premières et des produits transformés. Une caractérisation des effluents générée a été établie sur les paramètres de demande chimique en oxygène, d’azote total Kjeldahl et de phosphore total notamment.

 Des campagnes d’essais ont été menées à la Halle de transformation laitière est alimentaire de l’Ecole Nationale d’Industrie Laitière de Besançon-Mamirolle pour mettre en oeuvre des procédures de nettoyage enzymatique. Elles s’appuient sur la dilution d’un produit de nettoyage enzymatique, fourni par l’entreprise partenaire, à des concentrations détergentes de 1 ou 2%. 

La procédure a été appliquée au nettoyage de circuits froids (les tanks de stockage, la citerne de collecte du lait, la ligne de dépotage AOP et une écrémeuse). La procédure consiste 3 étapes : un pré-rinçage, un nettoyage enzymatique proprement dit et un rinçage final. Cette procédure est complétée par un nettoyage acide supplémentaire au 5ème jour, permettant l’élimination des dépôts minéraux. 

L’ensemble de l’opération est piloté par le logiciel NEP expert associé à un automate SPX. Le pilotage et le contrôle des niveaux de concentration de la solution enzymatique sont assurés par mesure conductimétrique en ligne. La vérification du niveau d’activité enzymatique est réalisée quotidiennement en début et fin de procédure par un test spectrophotométrique développé au laboratoire de biochimie de l’ENIL. L’efficacité du nettoyage est évaluée par un suivi microbiologique (indicateur d’hygiène) des installations, des matières premières et des produits transformés. Une caractérisation des effluents générée a été établie sur les paramètres de demande chimique en oxygène, d’azote total Kjeldahl et de phosphore total notamment.

Le transport longue distance du lait

La concentration de la filière de l’industrie laitière depuis plus de trente ans a entrainé l’augmentation des besoins de transport de lait. Les distances de transport entre la production et les sites de transformation se sont allongées et avec elles les quantités transportées ainsi que les temps de transport. Ce transport n’est plus seulement régional mais de plus en plus national et international. Ces longues distances et ces durées de transport de plusieurs heures ou jours nécessitent des moyens adaptés. Ils ont également été réglementés pour assurer la sécurité sanitaire d’un produit particulièrement sensible à la température tant d’un point de vue sanitaire que d’un point de vue organoleptique. Le présent article traite tout d’abord de la réglementation et des normes applicables au transport du lait sur les longues distances. Il aborde ensuite les solutions techniques et l’évolution du parc français de citernes isothermes. Enfin il évoque les perspectives d’évolution du transport du lait sur de longues distances.

 La concentration de la filière de l’industrie laitière depuis plus de trente ans a entrainé l’augmentation des besoins de transport de lait. Les distances de transport entre la production et les sites de transformation se sont allongées et avec elles les quantités transportées ainsi que les temps de transport. Ce transport n’est plus seulement régional mais de plus en plus national et international. 

Ces longues distances et ces durées de transport de plusieurs heures ou jours nécessitent des moyens adaptés. Ils ont également été réglementés pour assurer la sécurité sanitaire d’un produit particulièrement sensible à la température tant d’un point de vue sanitaire que d’un point de vue organoleptique. 

Le présent article traite tout d’abord de la réglementation et des normes applicables au transport du lait sur les longues distances. Il aborde ensuite les solutions techniques et l’évolution du parc français de citernes isothermes. Enfin il évoque les perspectives d’évolution du transport du lait sur de longues distances.

L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse se mobilise pour la relance des investissements pour l’eau

Afin de soutenir la reprise des investissements dans le domaine de l’eau, freinés par la crise sanitaire, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse adapte et élargit temporairement ses règles d’intervention jusqu’à fin 2021 dans le cadre d’un appel à projets « Rebond Eau Biodiversité Climat » de 180 millions d’euros. Elle ouvre les financements prévus par son 11e programme « Sauvons l’eau 2019-2024 » à des territoires non initialement éligibles et rehausse les taux d’aide en vigueur sur certaines thématiques. Concernant le secteur industriel, l’agence de l’eau soutient des actions pour réduire davantage les pollutions et innover.

 Afin de soutenir la reprise des investissements dans le domaine de l’eau, freinés par la crise sanitaire, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse adapte et élargit temporairement ses règles d’intervention jusqu’à fin 2021 dans le cadre d’un appel à projets « Rebond Eau Biodiversité Climat » de 180 millions d’euros. 

Elle ouvre les financements prévus par son 11e programme « Sauvons l’eau 2019-2024 » à des territoires non initialement éligibles et rehausse les taux d’aide en vigueur sur certaines thématiques. Concernant le secteur industriel, l’agence de l’eau soutient des actions pour réduire davantage les pollutions et innover. 

Détection des pollutions en sucrerie

Le secteur sucrier a toujours été à la recherche de solutions permettant d’améliorer et de garantir la qualité de son produit à ses clients. Les critères pour qualifier un sucre sont nombreux : polarisation, humidité, aspect, coloration en solution, teneur en cendres etc. On trouve pour toutes ces mesures des appareils en laboratoire qui permettent au fabricant d’assurer un suivi de la production sur un échantillon souvent prélevé en continu. Il existe aussi, mais dans une moindre mesure, des appareils capables de réaliser directement certaines de ces mesures en ligne. En ce qui concerne les pollutions telles que les points noirs ou les corps étrangers, des sociétés sucrières ont développé pour l’analyse en laboratoire le principe d’une mesure de points noirs sur une membrane blanche mais cette méthode apporte un délai inacceptable lorsque la décision de déclassement du sucre doit être prise rapidement. L’article décrit différents systèmes en ligne qui ont été développés pour répondre à une demande pressante de la part des fabricants de sucre de plus en plus concernés par le risque de contamination de leur produit pendant leur procédé de fabrication.

Les grandes tendances des applications du froid dans les industries alimentaires (IAA)

Assurer en quantité et en qualité suffisantes l’alimentation de 7,7 milliards de terriens aujourd’hui et de plus de 9 milliards à l’horizon 2050 est sans doute l’un des défis mondiaux majeurs. Les pistes pour y parvenir sont nombreuses, mais elles passent inévitablement par une production agricole optimisée et durable en plus d’une réduction des pertes de denrées alimentaires après production, qui représentent en moyenne 25% de la production alimentaire mondiale. Dans ce contexte, une application efficace du froid sur toute la chaîne « de la fourche à la fourchette » ou du « champ à l’assiette » permet non seulement de réduire très sensiblement ces pertes mais également de préserver les propriétés sensorielles et organoleptiques des denrées alimentaires de façon à fournir au consommateur des produits sains et sûrs. Ainsi, le rôle des industriels de l’agro-alimentaire intervenant à chaque étape de la vie du produit est primordial et ce depuis sa récolte, son entreposage, sa transformation, son transport et jusqu’à sa mise en vente pour le consommateur.