Sucre et Pacte vert, pour une écologie compétitive

juillet-aout-2020 Référence : ART 1 CEFS 1-4 Auteur(s) : Marie-Christine RIBERA, directrice générale CEFS - COMITE EUROPEEN DES FABRICANTS DE SUCRE (CEFS) Retour >>

A l’heure du Pacte vert qui propose à l’Union un nouveau paradigme, les secteurs agricoles, et notamment celui du sucre, se doivent de se pencher sur leur passé et de réfléchir à leur futur. Produit stratégique, le sucre est international et compétitif par nature. C’est historiquement un secteur à la pointe des innovations agronomiques, industrielles et règlementaires. Avec pour objectif une optimisation constante des facteurs de production au niveau de la betterave (semences enrobées, réduction des engrais azotés, gestion optimale de l’eau, …) et de sa transformation industrielle (rationalisation des usines, forte réduction des besoins en énergies, valorisation des sous-produits, …). Le secteur du sucre se considère ainsi comme « un bon élève » qui attend davantage du Pacte vert. Notamment au niveau de la Politique Agricole Commune qu’il convient de repenser plutôt que de la rafistoler une fois de plus. Il conviendrait notamment d’intégrer à la PAC une « empreinte carbone » car l’agriculture constitue un puit de carbone naturel. Les taxes « carbone » aux frontières de l’UE devraient s’appliquer aux transports internationaux, notamment pour les importations massives de produits de substitution des céréales. Le Pacte vert devrait aussi favoriser les productions « écologiquement intensives ». Cette expression comprend une dimension de recherche et développement en matière de recherche génétique et de nouvelles générations de produits phytosanitaires. L’innovation promue par le Pacte vert doit trouver sa pleine application en agriculture et il conviendra, pour se faire, de renforcer le poids de la science dans les processus de décision communautaires. Tout ceci impliquera l’instauration d’un climat propice au dialogue entre professionnels et société civile, ce à quoi le secteur sucre aspire.