EFFICIENCE ALIMENTAIRE DES ELEVAGES, UNE NOUVELLE APPROCHE

mai-juin-2020 Référence : ARTICLE 9 JAMET 28-31 Auteur(s) : Jean-Paul JAMET, Membre émérite de l’Académie d’Agriculture de France. Retour >>

Dans un contexte d’augmentation de la demande mondiale, les productions animales font débat car le rendement de la transformation des végétaux par les animaux est généralement faible, et la consommation des animaux d’élevage comporte une part de végétaux consommable par l’homme. Des travaux récents ont voulu approfondir la place des productions animales dans la chaine alimentaire en distinguant la part des aliments pour les animaux la part qui aurait pu être valorisée directement en alimentation humaine et celle qui ne le pourrait pas. L’efficience est définie comme le ratio entre les produits (outputs) et les ressources utilisées (inputs).Il faut déterminer dans les produits la part stricte consommable par l’homme. On peut constater ainsi que tous les systèmes d’élevage ont la capacité de contribuer à la production de protéines alimentaires pour l’homme à condition d’utiliser beaucoup de végétaux non directement valorisables en alimentation humaine. Un nouvel éclairage apparaît dans ce débat sur la compétition pour l’utilisation des ressources végétales entre alimentation animale et humaine.