L’alimentation au Grand Âge : une affaire d’adaptation

janvier-fevrier 2020 Référence : IAA-article2_4-8 Auteur(s) : Virginie VAN WYMELBEKE 1, Claire SULMONT-ROSSÉ 2, Isabelle MAÎTRE 3, 1 Centre Hospitalier Universitaire de Dijon Bourgogne François Mitterrand, Centre Gériatrique Champmaillot, Unité de Recherche du Pôle Personnes Âgées, France., 2 Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation, AgroSup Dijon, CNRS, INRAE, Université Bourgogne Franche- Comté, France 3 USC 1422 GRAPPE, Bretagne Loire Université, Ecole Supérieure d’Agricultures (ESA)- INRA, SFR 4207 QUASAV, France. Retour >>

Le vieillissement est un phénomène complexe et plurifactoriel. Les situations de vie sont parfois inégales pour des personnes âgées de même âge : à 90 ans, alors que certains peuvent rivaliser avec les plus jeunes, d’autres continuent leur vie tranquillement à la maison ou sont au fond d’un lit dépendant de professionnels ou d’une structure. Les modifications rencontrées au cours de l’avancée en âge ont un rôle à ne surtout pas négliger en fonction du profil du mangeur âgé et de son comportement alimentaire. Aujourd’hui, une personne sur deux, dépendante sur le plan alimentaire, est à risque de dénutrition ou dénutries et une personne sur sept ne mange pas assez par rapport à ses besoins nutritionnels. Ce n’est pas parce qu’elle n’est pas assez alimentée, c’est parce qu’elle n’a plus les moyens de manger autant qu’avant, limitée par ses capacités ingestives. Ce sont les petits mangeurs âgés pour qui les portions servies doivent être adaptées c’est-à-dire enrichies avec de faibles volumes. Mots clefs : profil de mangeur, dénutrition, besoins nutritionnels, enrichissement, senior