Modification de la surface des matériaux : une stratégie de maîtrise de la contamination microbienne

Mars-Avril 2017 Référence : 201703042729 Auteur(s) : Consortium SANBACT coordonné par Jean-Marie HERRY (INRA), Morgan GUILBAUD (AGROPARISTECH) et Marie-Noëlle BELLON-FONTAINE (AGROPARISTECH) Retour >>
Filières :
Procédés : Emballage : Matériaux , Contenants | Hygiène: protection des surfaces , des personnes | Innovation | Microbiologie | Qualité : contrôle, gestion | Risques : gestion, prévention, HACCP | Sécurité alimentaire | Hygiène: nettoyage, désinfection |

La biocontamination des matériaux est un processus naturel et spontané rencontré quelle que soit la nature de la bactérie, du fluide environnant ou du support récepteur. Lorsque cette biocontamination implique des germes pathogènes, elle peut néanmoins être à l’origine de problèmes sanitaires et de santé publique plus ou moins sévères. Pour éliminer ces germes indésirables, les utilisateurs ont le plus souvent recours à des opérations d’hygiène impliquant des agents chimiques bactéricides ou virucides. Ces opérations peuvent s’avérer longues, lourdes, coûteuses, consommatrices d’eau, peu écologiques et leur efficacité parfois controversée. Trouver des solutions alternatives propres et durables demeure donc un challenge. C’est dans ce contexte qu’a été proposé le projet SANBACT. Son principal objectif était de modifier la surface de matériaux industriels (plastiques, métalliques) utilisés dans divers secteurs d’application pour leur apporter une ou des fonctionnalités antibactériennes: antibioadhésion combinée ou non, à des propriétés bactéricides ou bactériostatiques pouvant être résumées comme « activité antibiofilm ».
Mots clés : Bioadhésion, matériaux, physico-chimie, chimie, ingénierie de surface, antibiofilm