Suivi en temps réel des digesteurs anaérobies par spectrométrie moyen infrarouge

Janvier-Février 2002 Référence : 200201020914 Auteur(s) : Jean-Philippe STEVER, Jean-Claude BOUVIER Laboratoire de Biotechnologie de l’environnement, INRA Narbonne Retour >>
Filières : Biomasse, biocarburant , bioéthanol (et produits issus de) | Équipements, machines |
Procédés : Génie de la réaction (biochimique, microbiologique, ...) | Mesure, régulation, contrôle | Microbiologie |

A l’échelle industrielle, le nombre de mesures disponibles pour connaître et maîtriser les procédés biologiques de dépollution est très restreint.

Pour tenter de lever ce verrou technologique, nous avons mené des études sur les mesures spectrales –en particulier dans le domaine de l’infrarouge- et nous avons démontré que l’utilisation d’un spectromètre InfraRouge à Transformée de Fourier (IRTF) constituait un gain très important pour le suivi des digesteurs anaérobies.

En effet, à partir du seul spectre dans une zone spectrale moyen infrarouge, nous pouvons obtenir une mesure de la demande chimique en oxygène soluble (DCOs), du carbone organique total (COT), des concentrations en acides gras volatils (AGV) et des alcalinités totale (AT) et partielle (AP) et ce, en moins de 2 minutes si nécessaire.

De plus, le principe même de la spectrométrie n’induit aucun consommable et son coût de fonctionnement est dérisoire vis-à-vis des analyses de référence traditionnelles. La maintenance est elle-même minime et totalement compatible avec des exigences industrielles.

Le seul inconvénient de ce capteur réside dans sa phase d’étalonnage qui est relativement lourde mais nécessaire  pour obtenir une bonne précision de mesure.