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La désoxygénation au service de la conservation du lait par le froid

Le lait cru est stocké au froid dès sa sortie du pis pour freiner la croissance microbienne. Cependant, ce stockage au froid sélectionne les bactéries psychrotrophes qui peuvent se développer, et le lait perd sa biodiversité microbienne initiale, et notamment ses bactéries d’intérêt technologique. D’autre part, les bactéries psychrotrophes produisent des enzymes thermorésistantes extracellulaires qui, lors du stockage au froid, hydrolysent les protéines, lipides et phospholipides du lait. La désoxygénation par mise en oeuvre d’azote permet d’inhiber le développement des bactéries psychrotrophes. Il en résulte une inhibition de la protéolyse, de la lipolyse, et de la phospholipolyse microbiennes du lait, et ce jusqu’à 7 jours de stockage au froid. Ce procédé de désoxygénation peut donc permettre d’augmenter la durée de stockage du lait cru tout en maintenant ses qualités microbiologiques et biochimiques, avec de potentiels bénéfices en termes de logistique et d’empreinte carbone.

 Le lait cru est stocké au froid dès sa sortie du pis pour freiner la croissance microbienne. Cependant, ce stockage au froid sélectionne les bactéries psychrotrophes qui peuvent se développer, et le lait perd sa biodiversité microbienne initiale, et notamment ses bactéries d’intérêt technologique. D’autre part, les bactéries psychrotrophes produisent des enzymes thermorésistantes extracellulaires qui, lors du stockage au froid, hydrolysent les protéines, lipides et phospholipides du lait. La désoxygénation par mise en oeuvre d’azote permet d’inhiber le développement des bactéries psychrotrophes. Il en résulte une inhibition de la protéolyse, de la lipolyse, et de la phospholipolyse microbiennes du lait, et ce jusqu’à 7 jours de stockage au froid. Ce procédé de désoxygénation peut donc permettre d’augmenter la durée de stockage du lait cru tout en maintenant ses qualités microbiologiques et biochimiques, avec de potentiels bénéfices en termes de logistique et d’empreinte carbone. 

Le transport longue distance du lait

La concentration de la filière de l’industrie laitière depuis plus de trente ans a entrainé l’augmentation des besoins de transport de lait. Les distances de transport entre la production et les sites de transformation se sont allongées et avec elles les quantités transportées ainsi que les temps de transport. Ce transport n’est plus seulement régional mais de plus en plus national et international. Ces longues distances et ces durées de transport de plusieurs heures ou jours nécessitent des moyens adaptés. Ils ont également été réglementés pour assurer la sécurité sanitaire d’un produit particulièrement sensible à la température tant d’un point de vue sanitaire que d’un point de vue organoleptique. Le présent article traite tout d’abord de la réglementation et des normes applicables au transport du lait sur les longues distances. Il aborde ensuite les solutions techniques et l’évolution du parc français de citernes isothermes. Enfin il évoque les perspectives d’évolution du transport du lait sur de longues distances.

 La concentration de la filière de l’industrie laitière depuis plus de trente ans a entrainé l’augmentation des besoins de transport de lait. Les distances de transport entre la production et les sites de transformation se sont allongées et avec elles les quantités transportées ainsi que les temps de transport. Ce transport n’est plus seulement régional mais de plus en plus national et international. 

Ces longues distances et ces durées de transport de plusieurs heures ou jours nécessitent des moyens adaptés. Ils ont également été réglementés pour assurer la sécurité sanitaire d’un produit particulièrement sensible à la température tant d’un point de vue sanitaire que d’un point de vue organoleptique. 

Le présent article traite tout d’abord de la réglementation et des normes applicables au transport du lait sur les longues distances. Il aborde ensuite les solutions techniques et l’évolution du parc français de citernes isothermes. Enfin il évoque les perspectives d’évolution du transport du lait sur de longues distances.

L’agence de l’eau Loire-Bretagne accompagne les acteurs économiques dans la transition écologique

Le bassin Loire-Bretagne représente 28% du territoire métropolitain, englobant le bassin versant de la Loire et les fleuves côtiers bretons. Un vaste territoire caractérisé par une présence importante de l’agriculture dans toute sa diversité et de l’industrie agroalimentaire associée. Cette présence induit des enjeux forts en matière de qualité des eaux et de raréfaction de la ressource, ce qui devrait s’intensifier sous l’effet du changement climatique. L’action de l’agence de l’eau est donc essentielle pour accompagner l’ensemble des acteurs vers une nécessaire transition écologique. L’objet de cet article est de présenter cette action. 2,27 milliards d’euros seront déployés pour soutenir les investissements nécessaires pour répondre aux enjeux de l’eau sur le bassin Loire-Bretagne dont près de 150 millions d’euros seront destinés aux acteurs économiques non agricoles.

 Le bassin Loire-Bretagne représente 28% du territoire métropolitain, englobant le bassin versant de la Loire et les fleuves côtiers bretons. Un vaste territoire caractérisé par une présence importante de l’agriculture dans toute sa diversité et de l’industrie agroalimentaire associée. Cette présence induit des enjeux forts en matière de qualité des eaux et de raréfaction de la ressource, ce qui devrait s’intensifier sous l’effet du changement climatique. L’action de l’agence de l’eau est donc essentielle pour accompagner l’ensemble des acteurs vers une nécessaire transition écologique. L’objet de cet article est de présenter cette action. 2,27 milliards d’euros seront déployés pour soutenir les investissements nécessaires pour répondre aux enjeux de l’eau sur le bassin Loire-Bretagne dont près de 150 millions d’euros seront destinés aux acteurs économiques non agricoles. 

L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse se mobilise pour la relance des investissements pour l’eau

Afin de soutenir la reprise des investissements dans le domaine de l’eau, freinés par la crise sanitaire, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse adapte et élargit temporairement ses règles d’intervention jusqu’à fin 2021 dans le cadre d’un appel à projets « Rebond Eau Biodiversité Climat » de 180 millions d’euros. Elle ouvre les financements prévus par son 11e programme « Sauvons l’eau 2019-2024 » à des territoires non initialement éligibles et rehausse les taux d’aide en vigueur sur certaines thématiques. Concernant le secteur industriel, l’agence de l’eau soutient des actions pour réduire davantage les pollutions et innover.

 Afin de soutenir la reprise des investissements dans le domaine de l’eau, freinés par la crise sanitaire, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse adapte et élargit temporairement ses règles d’intervention jusqu’à fin 2021 dans le cadre d’un appel à projets « Rebond Eau Biodiversité Climat » de 180 millions d’euros. 

Elle ouvre les financements prévus par son 11e programme « Sauvons l’eau 2019-2024 » à des territoires non initialement éligibles et rehausse les taux d’aide en vigueur sur certaines thématiques. Concernant le secteur industriel, l’agence de l’eau soutient des actions pour réduire davantage les pollutions et innover. 

Les défis de l’alimentation durable pour les entreprises agro-alimentaires

Le système alimentaire actuel doit faire face à de nombreux défis sociétaux, qui amènent les filières et les entreprises à reconsidérer leurs pratiques sur toute la chaîne de valeur, afin de mieux répondre aux besoins des populations et ainsi s’inscrire dans une transition alimentaire, en synergie avec la transition écologique et la transition énergétique, et répondre aux exigences qui s’imposent à elles en matière de durabilité. L’avènement d’une chaine de valeur alimentaire durable implique la collaboration des différentes parties prenantes de cette chaîne, afin de s’approprier collectivement les concepts de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), d’économie circulaire, d’écoconception, d’achats responsables, de bioéconomie, d’écologie industrielle. Les défis sont en effet multiples : optimiser la gestion des ressources dans les procédés de transformation en lien avec le territoire tout en assurant un engagement responsable, faire évoluer les modèles de production et de distribution et l’offre « produit » et répondre aux nouvelles attentes et aux nouveaux comportements des consommateurs. Mots clés : Système alimentaire, durabilité, agro-alimentaire, alimentation, économie circulaire, transition alimentaire, bioéconomie, responsabilité sociétale des entreprises, écoconception.

Exemple de stratégie de réduction de l’eau par l’analyse du pincement dans la conservation des légumes

Dans l’industrie agro-alimentaire, la mise en oeuvre d’une gestion durable de l’eau est devenue, plus que jamais, d’actualité. Le contexte environnemental, économique et réglementaire impose une panoplie de mesures afin d’économiser, autant que possible, les ressources en eau et de minimiser les effluents rejetés dans l’environnement. À l’échelle du territoire, le management des ressources en eau est également devenu une priorité pour faire face aux aléas climatiques. Ainsi, les usines agro-alimentaires doivent s’adapter en développant une stratégie systémique de réduction de l’usage d’eau, qui va au-delà de l’optimisation d’une opération unitaire. La méthode du pincement apporte une réponse très prometteuse à cet enjeu. Jusqu’à très récemment, elle était utilisée uniquement pour optimiser l’énergie. Cet article explique son application pour faire des économies d’eau rapides et réalistes. Des études de cas industrielles sont également discutées pour démontrer l’applicabilité de la méthode du pincement eau.

L’amélioration de la performance environnementale globale par l’évaluation environnementale

L’analyse du cycle de vie permet d’évaluer les impacts environnementaux de la production, l’utilisation et la fin de vie d’un produit alimentaire, et d’évaluer les gains potentiels dans une démarche d’écoconception. L’évaluation environnementale, tout comme la démarche d’écoconception, peut être réalisée à différentes échelles (opération unitaire, entreprise, filière). Des référentiels et des outils de calcul sectoriels existent désormais et permettent aux acteurs économiques des filières d’être de plus en plus autonomes dans leurs démarches d’évaluation et d’écoconception. Cette analyse environnementale, que les pouvoirs publics souhaitent utiliser comme base à l’affichage environnemental des produits alimentaires, nécessite de disposer de bases de données environnementales qu’il convient d’utiliser avec précautions, notamment à des fins d’information du consommateur et de comparaison d’aliments. Bien que fiable et robuste pour évaluer la performance environnementale de la production des aliments, la méthode présente encore certaines limites pour l’évaluation des systèmes alimentaires et la consommation des aliments.

 L’analyse du cycle de vie permet d’évaluer les impacts environnementaux de la production, l’utilisation et la fin de vie d’un produit alimentaire, et d’évaluer les gains potentiels dans une démarche d’écoconception. L’évaluation environnementale, tout comme la démarche d’écoconception, peut être réalisée à différentes échelles (opération unitaire, entreprise, filière). Des référentiels et des outils de calcul sectoriels existent désormais et permettent aux acteurs économiques des filières d’être de plus en plus autonomes dans leurs démarches d’évaluation et d’écoconception. Cette analyse environnementale, que les pouvoirs publics souhaitent utiliser comme base à l’affichage environnemental des produits alimentaires, nécessite de disposer de bases de données environnementales qu’il convient d’utiliser avec précautions, notamment à des fins d’information du consommateur et de comparaison d’aliments. Bien que fiable et robuste pour évaluer la performance environnementale de la production des aliments, la méthode présente encore certaines limites pour l’évaluation des systèmes alimentaires et la consommation des aliments. 

Nouvelle version du BREF agro-alimentaire : impacts pour le secteur et mise en oeuvre industrielle

La décision de la Commission Européenne, parue au Journal officiel de l’UE le 04 décembre 2019, établit les conclusions sur les Meilleures Techniques Disponibles (MTD) définies dans le document BREF pour les industries agro-alimentaires et laitières (FDM pour Food, Drink and Milk). Cela a eu pour effet de déclencher, dans un délai d’un an, le réexamen des conditions d’autorisation pour les entreprises concernées, c’est-à-dire les installations IED1 agro-alimentaires et de transformation du lait classées selon les rubriques n° 3642, 3643 et 3710 de la Nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). En parallèle, les exigences réglementaires définies dans ces conclusions ont été transposées en droit français via un Arrêté Ministériel de Prescriptions Générales (AMPG), publié le 27 février 2020. Cet AMPG rend obligatoire le respect des prescriptions des conclusions du BREF FDM sans avoir à modifier les arrêtés préfectoraux de l’ensemble des sites. L’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA), en collaboration avec la Coopération Agricole, a rédigé un guide de mise en oeuvre du BREF FDM, afin d’accompagner les industries agro-alimentaires à répondre à ces nouvelles exigences réglementaires et à rédiger leur dossier de réexamen.

 La décision de la Commission Européenne, parue au Journal officiel de l’UE le 04 décembre 2019, établit les conclusions sur les Meilleures Techniques Disponibles (MTD) définies dans le document BREF pour les industries agro-alimentaires et laitières (FDM pour Food, Drink and Milk). Cela a eu pour effet de déclencher, dans un délai d’un an, le réexamen des conditions d’autorisation pour les entreprises concernées, c’est-à-dire les installations IED1 agro-alimentaires et de transformation du lait classées selon les rubriques n° 3642, 3643 et 3710 de la Nomenclature des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). En parallèle, les exigences réglementaires définies dans ces conclusions ont été transposées en droit français via un Arrêté Ministériel de Prescriptions Générales (AMPG), publié le 27 février 2020. Cet AMPG rend obligatoire le respect des prescriptions des conclusions du BREF FDM sans avoir à modifier les arrêtés préfectoraux de l’ensemble des sites. L’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA), en collaboration avec la Coopération Agricole, a rédigé un guide de mise en oeuvre du BREF FDM, afin d’accompagner les industries agro-alimentaires à répondre à ces nouvelles exigences réglementaires et à rédiger leur dossier de réexamen. 

Valorisation des résidus des agro-industries par méthanisation – Développement de la base de données spatialisée ValorMap

L’étude présentée a pour objectif de faciliter la recherche de substrats organiques mobilisables sur le territoire français pour les exploitants d’installations de méthanisation, mais également de mettre à la disposition des agro-industries les éléments nécessaires pour envisager une valorisation de leurs résidus et coproduits en méthanisation, et comparer cette solution avec les voies de valorisation actuelles. Pour cela, les partenaires du projet ValorMap ont procédé à une étude de gisement des co-produits potentiellement intéressants pour la méthanisation au sein de 5 secteurs industriels et 3 régions françaises. Le potentiel méthanogène et les concentrations en matières sèches et organiques, azote ammoniacal et total, phosphore et potassium ont été déterminés sur plus de 90 déchets des industries agro-alimentaires. Un outil public web donne accès aux volumes de biogaz pouvant être produits à partir des résidus et coproduits étudiés à l’échelle cantonale. Mots-clés : Méthanisation, gisement, potentiel méthanogène, Industries agro-alimentaires

 L’étude présentée a pour objectif de faciliter la recherche de substrats organiques mobilisables sur le territoire français pour les exploitants d’installations de méthanisation, mais également de mettre à la disposition des agro-industries les éléments nécessaires pour envisager une valorisation de leurs résidus et coproduits en méthanisation, et comparer cette solution avec les voies de valorisation actuelles. Pour cela, les partenaires du projet ValorMap ont procédé à une étude de gisement des co-produits potentiellement intéressants pour la méthanisation au sein de 5 secteurs industriels et 3 régions françaises. Le potentiel méthanogène et les concentrations en matières sèches et organiques, azote ammoniacal et total, phosphore et potassium ont été déterminés sur plus de 90 déchets des industries agro-alimentaires. Un outil public web donne accès aux volumes de biogaz pouvant être produits à partir des résidus et coproduits étudiés à l’échelle cantonale. Mots-clés : Méthanisation, gisement, potentiel méthanogène, Industries agro-alimentaires

Sucre et Pacte vert, pour une écologie compétitive

A l’heure du Pacte vert qui propose à l’Union un nouveau paradigme, les secteurs agricoles, et notamment celui du sucre, se doivent de se pencher sur leur passé et de réfléchir à leur futur. Produit stratégique, le sucre est international et compétitif par nature. C’est historiquement un secteur à la pointe des innovations agronomiques, industrielles et règlementaires. Avec pour objectif une optimisation constante des facteurs de production au niveau de la betterave (semences enrobées, réduction des engrais azotés, gestion optimale de l’eau, …) et de sa transformation industrielle (rationalisation des usines, forte réduction des besoins en énergies, valorisation des sous-produits, …). Le secteur du sucre se considère ainsi comme « un bon élève » qui attend davantage du Pacte vert. Notamment au niveau de la Politique Agricole Commune qu’il convient de repenser plutôt que de la rafistoler une fois de plus. Il conviendrait notamment d’intégrer à la PAC une « empreinte carbone » car l’agriculture constitue un puit de carbone naturel. Les taxes « carbone » aux frontières de l’UE devraient s’appliquer aux transports internationaux, notamment pour les importations massives de produits de substitution des céréales. Le Pacte vert devrait aussi favoriser les productions « écologiquement intensives ». Cette expression comprend une dimension de recherche et développement en matière de recherche génétique et de nouvelles générations de produits phytosanitaires. L’innovation promue par le Pacte vert doit trouver sa pleine application en agriculture et il conviendra, pour se faire, de renforcer le poids de la science dans les processus de décision communautaires. Tout ceci impliquera l’instauration d’un climat propice au dialogue entre professionnels et société civile, ce à quoi le secteur sucre aspire.