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MIEUX APPRÉHENDER LA GRANULATION EN NUTRITION ANIMALE DANS UN OBJECTIF DE DÉCONTAMINATION

La granulation des aliments en nutrition animale est une technique généralisée dans le monde. Sa simplicité apparente l’a conduite à être employée dans d’autre secteurs industriel comme celui du bois pour le chauffage. Dans la majorité des cas, elle est faite avec incorporation préalable de vapeur qui est un agent d’agglomération et de lubrification. Les habitués des traitements thermiques de l’agroalimentaire seront surpris d’apprendre que le traitement le plus intense a lieu non pas à l’incorporation de vapeur mais lors du façonnage dans la filière. Cette confusion a conduit pendant de nombreuses années, à ne pas considérer la granulation comme une méthode d’assainissement robuste que des aliments pour animaux, ce qu’elle peut être aisément dans la majorité des cas. Il peut être aisé de le démontrer en choisissant les conditions les plus défavorables appliquées sur une ligne de presse donnée : Taux de compression faible, fort débit, beaucoup de vapeur, et aliments gras.

 La granulation des aliments en nutrition animale est une technique généralisée dans le monde. Sa simplicité apparente l’a conduite à être employée dans d’autre secteurs industriel comme celui du bois pour le chauffage. Dans la majorité des cas, elle est faite avec incorporation préalable de vapeur qui est un agent d’agglomération et de lubrification. Les habitués des traitements thermiques de l’agroalimentaire seront surpris d’apprendre que le traitement le plus intense a lieu non pas à l’incorporation de vapeur mais lors du façonnage dans la filière. Cette confusion a conduit pendant de nombreuses années, à ne pas considérer la granulation comme une méthode d’assainissement robuste que des aliments pour animaux, ce qu’elle peut être aisément dans la majorité des cas. Il peut être aisé de le démontrer en choisissant les conditions les plus défavorables appliquées sur une ligne de presse donnée : Taux de compression faible, fort débit, beaucoup de vapeur, et aliments gras. 

DE LA SCIURE DE BOIS VERS UN SOLVANT VERT ET UN PRÉCURSEUR D’ARÔME ALIMENTAIRE

La pyrolyse flash catalytique en aérobie de la sciure de bois permet d’obtenir une molécule appelée Lévoglucosénone (LGO). Parmi les différents synthons auxquels on peut accéder à partir de la LGO, le Cyrène® est d’un intérêt certain. Ce dernier a été reconnu par la réglementation européenne REACH comme un substitut non toxique aux solvants aprotiques dipolaires toxiques, tels que le NMP, le DMF, le dichlorométhane ou le sulfolane. Il peut aussi être utilisé comme précurseur pour la synthèse de composés d’intérêt, comme la (S)-γ-hydroxyméthyl-α,β-butyrolactone (2H-HBO), un intermédiaire connu de la dairy lactone (arôme de beurre, pêche ou fruité selon la concentration mise en oeuvre). Un projet collaboratif entre l’URD ABI et l’Université de Floride a permis de développer deux nouveaux procédés de production de Cyrène® et de 2H-HBO par voie enzymatique, utilisant respectivement la Old Yellow Enzyme 2.6 (OYE 2.6) de Pichia stipitis et la cyclohexanone-monooxygenase (CHMO) d’Acinetobacter sp. NCIB 9871.

EFFICIENCE ALIMENTAIRE DES ELEVAGES, UNE NOUVELLE APPROCHE

Dans un contexte d’augmentation de la demande mondiale, les productions animales font débat car le rendement de la transformation des végétaux par les animaux est généralement faible, et la consommation des animaux d’élevage comporte une part de végétaux consommable par l’homme. Des travaux récents ont voulu approfondir la place des productions animales dans la chaine alimentaire en distinguant la part des aliments pour les animaux la part qui aurait pu être valorisée directement en alimentation humaine et celle qui ne le pourrait pas. L’efficience est définie comme le ratio entre les produits (outputs) et les ressources utilisées (inputs).Il faut déterminer dans les produits la part stricte consommable par l’homme. On peut constater ainsi que tous les systèmes d’élevage ont la capacité de contribuer à la production de protéines alimentaires pour l’homme à condition d’utiliser beaucoup de végétaux non directement valorisables en alimentation humaine. Un nouvel éclairage apparaît dans ce débat sur la compétition pour l’utilisation des ressources végétales entre alimentation animale et humaine.

Extraits de plantes à fonction technologique – point sur la réglementation.

Souvent utilisé, le terme « extrait de plantes » demeure descriptif. Il ne dit rien du statut réglementaire de l’ingrédient, c’est-à-dire de l’existence ou non d’une réglementation spécifique. Il est pourtant indispensable pour les producteurs comme les utilisateurs d’être en conformité avec une éventuelle réglementation spécifique applicable à ces extraits de plantes. Pour le producteur, l’enjeu est double : ne pas commercialiser un ingrédient qui serait de fait considéré comme un additif alimentaire non autorisé qui exposerait l’entreprise au délit de falsification et transmettre une information claire à ses clients. L’enjeu pour l’utilisateur est la connaissance fine de la réglementation et du rôle joué par l’ingrédient dans sa matrice alimentaire et l’information loyale du consommateur. De l’extrait de romarin utilisé comme antioxydant à la décision des Etats membres de septembre 2018 sur les extraits de plantes riches en constituants capables d’exercer une fonction technologique, l’article fait le point sur l’approche des Autorités de contrôle dans l’Union européenne.

L’Intelligence Artificielle : quelles opportunités pour les industries agroalimentaires

Au cours des dernières années, le terme « intelligence artificielle » est devenu omniprésent dans les médias. Dans cet article, nous expliquons d’où vient cette révolution et ce que font les algorithmes existants en apprentissage automatique. Nous examinons ensuite l’impact que nous pouvons en attendre à court terme dans les industries agroalimentaires. De la production agricole aux modes de consommation en passant par la transformation et les chaînes logistiques, tous les maillons peuvent profiter d’une optimisation accrue et de nouvelles possibilités de gestion intelligente et d’aide à la décision. Nous concluons en soulignant les défis à relever pour tirer pleinement parti du potentiel de l’intelligence artificielle, c’est-à-dire d’une intelligence augmentée.

ALIMENTATION DURABLE ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Les choix des consommateurs en matière alimentaire ont un impact majeur sur la santé publique et sur la durabilité pour la planète de l’agriculture et de la production alimentaire. Comprendre les déterminants du comportement alimentaire est donc essentiel. Alors que les techniques d’intelligence artificielle semblent pouvoir apporter une aide précieuse pour les découvrir et modéliser les processus de décision, le manque de données disponibles sur les consommations individuelles est un obstacle qui reste encore essentiellement à lever.

Éco-Extraction par Micro-Ondes couplées à un Champ Centrifuge - un nouveau procédé développé par l’IFTS

Le développement de ce procédé par l’IFTS s’inscrit dans la thématique de la Chimie Verte qui s’appuie sur l’utilisation de produits d’origine naturelle, comme les plantes et les végétaux pour la production de molécules d’intérêt de haute qualité, non dénaturées, par extraction rapide, moins énergivore, sans utilisation de solvants pétro-sourcés, et réduisant ainsi les impacts sur l’environnement. Ce nouveau procédé d’extraction de molécules d’intérêt couple l’application des Micro-Ondes et d’un Champ Centrifuge à des matrices végétales dans un panier d’essoreuse. Un équipement pilote de recherche validée pour la filtration-déshydratation sous Micro-Ondes et Champ Centrifuge a été adapté pour déployer cette nouvelle fonction d’extraction. Des essais d’extraction de composés non volatils, en utilisant l’eau in-situ de la plante , sans autre solvant, en traitant directement la matrice fraiche , ont prouvé la faisabilité de ce nouveau procédé d’extraction de micronutriments et ses nombreux intérêts : meilleurs rendement et sélectivité du procédé couplé par rapport à un procédé non couplé et aussi par rapport à une extraction de référence (par solvant), et avec une moindre consommation d’énergie.

Un point sur la désinsectisation et stabilisation microbiologique des denrées alimentaires peu hydratées par chauffage micro-ondes ou radiofréquences

Après un rappel du principe du chauffage rapide des matériaux diélectriques à faible conductibilité thermique par transfert d’énergie micro-ondes (MO) ou radiofréquences (RF), les avantages et les inconvénients des usages des MO et RF pour la désinsectisation ou la décontamination des denrées alimentaires faiblement hydratées (grains, graines, fruits et végétaux secs et leurs produits de transformation) sont rappelés. La montée des résistances des insectes nuisibles des denrées alimentaires de longue conservation aux pesticides ont relancé les études sur les applications des MO ou des RF pour la désinsectisation ou la stabilisation microbiologique des denrées peu hydratées à partir des années 2010. Les développements industriels actuels et potentiels des MO ou RF à la stabilisation sanitaire des denrées sèches sont décrits et illustrés par des exemples. La combinaison du chauffage MO et RF avec d’autres procédés physiques ouvre des perspectives nouvelles de désinsectisation ou de stabilisation microbiologique des denrées sèches, nues ou emballées, par un process physique propre et parfaitement contrôlé. Actuellement, la modélisation précise de la dynamique du transfert thermique dans les matériaux diélectriques permet d’optimiser la rapidité et l’homogénéité du chauffage volumique, pour un coût à la tonne traitée très compétitif par rapport aux procédés physiques conventionnels (séchoir à air chaud pulsé, IR, étuvage).

GAZ À EFFET DE SERRE : LE GIEC DEVRAIT MIEUX PRENDRE EN COMPTE LE RÔLE DE SÉQUESTRATION DE L’AGRICULTURE ET DE LA FÔRET.

Le GIEC a publié en aout 2019 un rapport spécial sur le changement climatique et les terres émergées qui risque de mettre en danger la sécurité alimentaire mondiale. L’insistance sur la responsabilité de l’Agriculture et de la Forêt dans les émissions de gaz à effet de serre sans immédiatement mettre en balance le puits de carbone correspondant peut conduire à des mesures inappropriées. Par ailleurs les prévisions sur les conséquences de l’augmentation des températures sur l’agriculture et la forêt montrent une connaissance insuffisante des facteurs régissant les multiples écosystèmes agricoles et forestiers. Cette vision pessimiste risque d’être démobilisatrice alors qu’il faudrait donner la priorité aux démarches d’atténuation et d’adaptation.

COMPTE-RENDU FORUM AGORIALES

Valoriser le travail des jeunes chercheurs et contribuer à favoriser leur emploi dans les IAA, tel est l’objectif du 6ème Forum Agoriales pour l’emploi scientifique dans les IAA, qui s’est déroulé le 31 janvier dernier à Paris.