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Les extraits végétaux : une alternative à certains conservateurs et biocides ?

L’utilisation d’extraits végétaux antimicrobiens en tant qu’alternative à certains conservateurs synthétiques ou biocides fait l’objet d’un intérêt croissant pour des raisons sanitaires, environnementales, réglementaires et commerciales. Des extraits végétaux pour la conservation des aliments et/ou la désinfection de leur environnement de production contenant des composés antimicrobiens volatils (ex : huiles essentielles) ou non volatils peuvent être distingués. La réduction d’activité antimicrobienne souvent observée lorsqu’on compare les activités in vitro et in situ des extraits végétaux est discutée en relation avec la composition et la microstructure des matrices dans lesquelles les micro-organismes indésirables sont présents (ex : aliments et/ou biofilms microbiens). Finalement, la possibilité d’améliorer l’efficacité des extraits végétaux en les encapsulant ou en les associant à des enrobages comestibles ou des matériaux d’emballage est présentée ainsi que la nécessité d’envisager l’emploi des extraits végétaux antimicrobiens en combinaison avec d’autres facteurs conformément aux principes de la « théorie des barrières ».

Des bactéries peuvent-elles devenir résistantes aux antibiotiques suite à leur exposition à des biocides ?

Diverses espèces bactériennes d’intérêt en filière porcine ont été évaluées pour leur capacité d’adaptation suite à leur exposition à des concentrations sub-inhibitrices de chlorure de didécyldiméthyl ammonium. Ce biocide est couramment rencontré dans les désinfectants employés dans l’industrie agroalimentaire. Une augmentation des concentrations minimales inhibitrices (CMI) supérieure ou égale à 3 à cette molécule a été observée pour près de la moitié des souches d’Escherichia coli, Listeria monocytogenes, Salmonella enterica testées et pour une très faible proportion des souches de Campylobacter coli. Plusieurs souches d’E coli ont développé des résistances stables à un ou plusieurs antibiotiques (e.g. ampicilline, chloramphénicol, cefotaxime). L’acquisition de résistances aux antibiotiques est cependant moindre pour Listeria, Campylobacter et Salmonella. Ces phénomènes d’adaptation n’ont par contre pas été observés à partir d’un biofilm modèle bi-espèces soumis à des cycles d’encrassement et de nettoyage et désinfection.

Modification de la surface des matériaux : une stratégie de maîtrise de la contamination microbienne

La biocontamination des matériaux est un processus naturel et spontané rencontré quelle que soit la nature de la bactérie, du fluide environnant ou du support récepteur. Lorsque cette biocontamination implique des germes pathogènes, elle peut néanmoins être à l’origine de problèmes sanitaires et de santé publique plus ou moins sévères. Pour éliminer ces germes indésirables, les utilisateurs ont le plus souvent recours à des opérations d’hygiène impliquant des agents chimiques bactéricides ou virucides. Ces opérations peuvent s’avérer longues, lourdes, coûteuses, consommatrices d’eau, peu écologiques et leur efficacité parfois controversée. Trouver des solutions alternatives propres et durables demeure donc un challenge. C’est dans ce contexte qu’a été proposé le projet SANBACT. Son principal objectif était de modifier la surface de matériaux industriels (plastiques, métalliques) utilisés dans divers secteurs d’application pour leur apporter une ou des fonctionnalités antibactériennes: antibioadhésion combinée ou non, à des propriétés bactéricides ou bactériostatiques pouvant être résumées comme « activité antibiofilm ».
Mots clés : Bioadhésion, matériaux, physico-chimie, chimie, ingénierie de surface, antibiofilm

Les transferts bactériens en IAA : quels enjeux pour la sécurité sanitaire des aliments ?

La présence de souches dans l’environnement de fabrication en IAA est une source de contamination des aliments par des bactéries pathogènes, et peut être la cause de toxi–infections alimentaires. La contamination des surfaces en IAA par des micro-organismes est due à leur dissémination, via les matières premières, l’air et l’activité du personnel. Les microorganismes présents sur les surfaces peuvent ensuite contaminer les aliments. Ces phénomènes de transferts bactériens sont complexes et dépendent de multiples facteurs. Il peut s’avérer important de prendre en compte ces contaminations secondaires dans les démarches d’Appréciation Quantitative du Risque Microbiologique. Pouvoir modéliser ces transferts bactériens et la contamination des surfaces et des aliments constitue un véritable challenge et nécessite des approches pluridisciplinaires.
Mots clés : contamination, transfert bactérien, biofilm, aliment, surfaces, environnement

Actalia et la sécurité microbiologique des aliments

Dans cet article, ACTALIA présente des expertises originales en sécurité microbiologique des aliments. Ces expertises, développées dans le cadre de collaborations avec des laboratoires publics référents dans le cadre d’UMT coordonnées par l’ACTIA, sont ensuite transférées au monde professionnel. Les dangers biologiques abordés dans cet article concernent Salmonella, Listeria monocytogenes, E.coli STEC, Bacillus cereus pour les bactéries mais aussi les virus entériques et les parasites protozoaires. Les travaux décrits concernent la mise au point de méthodes de laboratoire mais aussi des études de prévalence, d’appréciation quantitative de l’exposition ou des risques (AQE et AQR) et enfin la qualification de l’efficacité microbicide des procédés et du nettoyage- désinfection dans le cadre d’une nouvelle plateforme confinée P3 unique en Europe.

Méthodes et recherches sur les microorganismes d’intérêt laitier

Les microorganismes d’intérêt laitier regroupent aussi bien les bactéries (organismes procaryotes) que les levures et moisissures (organismes eucaryotes). On retrouve ces microorganismes naturellement dans les laits crus et l’environnement. L’utilisation et la domestication de ces microorganismes dans un intérêt industriel laitier nécessite la mise en œuvre de recherche afin de développer des méthodes permettant une meilleure compréhension de ces êtres vivants, de leur identité, et leur caractérisation physiologique et moléculaire. Les recherches actuelles tendent également à continuer de développer des méthodes pour l’étude des écosystèmes microbiens laitiers dans leur globalité et les interactions s’y produisant.

Questions d’actualité en technologie fromagère et pistes de recherche

Cet article décrit les principales questions d’actualité traitées par Actalia Produits Laitiers dans le cadre de La Documentation Fromagère Résumée son service de veille technologique. Fermentation butyrique, composition de la matière grasse, dénaturation des protéines solubles, maturation, soudure et taille des grains de caillé, salage, propionibactéries, ouverture, arômes, absorption de la matière grasse fromagère sont quelques uns des thèmes abordés ici. www.actalia.eu/documentation-fromagere-resumée-nouvelle-parution.

Impact du sel sur le développement des propriétés caractéristiques d’une pâte modèle à base de farine de blé au cours du pétrissage

L’effet le plus remarquable du sel sur le développement d’une pâte est l’allongement de la durée nécessaire à son pétrissage. Les effets du sel sur les propriétés des pâtes sont bien documentés mais souvent assez contradictoires car les comparaisons se font souvent à durée de pétrissage égale. Ces travaux ont pour but de séparer les effets du sel sur la cinétique de développement de la pâte, de ceux sur les propriétés des pâtes à part entière. La comparaison de l’évolution de la consistance des pâtes au pétrissage révèle un développement comparable, suivant les mêmes étapes, pour les pâtes à 0% et 2,1% de sel (base farine), mais sur une échelle de temps 2 fois plus longue en présence de sel. Ainsi, 4 stades de développement ont été fixés (t0, tpic/2, tpic et tpicx2) pour analyser les effets du sel sur les propriétés rhéologiques, d’extension et de collant des pâtes, à niveau de puissance de pétrissage équivalent. Les résultats indiquent que le sel ne retarde pas mais ralentit le développement de la pâte au pétrissage. Ils révèlent également des tendances à l’augmentation de l’élasticité, à la baisse du collant ainsi qu’à l’augmentation de la résistance à l’extension des pâtes, en présence de sel.
Mots clés : pétrissage, sel, propriétés rhéologiques, extensibilité, collant

Développement d’une nouvelle biomasse de bactéries lactiques pour les vins rouges et rosés

L’IFV, en partenariat avec la société Lallemand, a développé une nouvelle souche de bactérie lactique plus particulièrement adaptée aux vins rouges fruités et rosés : FML Expertise Viva. Cette souche a montré un large spectre d’utilisations, dans des conditions défavorables, avec des résultats intéressants dans le cas de l’ensemencement d’un vin rosé acide (pH d’env. 3.1), et l’ensemencement d’un vin rouge très alcoolisé (env. 16% v/v).

Impact de la variété d’orge et du maltage sur la composition en acides aminés du moût brassicole. Influence sur la fermentation de la bière.

La teneur en azote aminé libre (FAN pour free amino nitrogen) du moût est un indicateur d’aptitude à la fermentation du moût. Le FAN est composé d’acides aminés (AA) individuels, de petits peptides et NH3. Parfois, il ne semble pas être lié à la performance de la fermentation. La concentration en acides aminés individuels peut affecter à la fois la vitesse de fermentation et la production de molécules aromatiques par la levure. L’objectif de ce travail était d’étudier l’impact de la variété d’orge et du processus de maltage sur la composition en acides aminés du moût ainsi que son éventuelle influence sur la fermentation basse ou haute. Ainsi, la première partie a été consacrée à l’impact de la variété sur la composition en acides aminés. La collecte des données s’est déroulée sur 3 récoltes à partir d’orges issues de de différentes zones de production. Elle s’est faite sur des orges d’hiver et de printemps. Un effet significatif de la variété a été mis en évidence, ainsi qu’un effet «récolte » à moindre incidence.
Dans un second temps, nous avons testé l’influence des conditions de maltage sur la composition en acides aminés du moût. Après une trempe identique, des variétés d’orges à 2 rangs de printemps ont été germées dans des conditions de température différentes. Il a été montré que les conditions de maltage ont un impact sur la teneur et sur la composition en acides aminés du moût. Cependant, les variétés testées ne présentent pas la même sensibilité aux conditions de maltage. Enfin, nous avons testé l’influence de certains acides aminés sur des levures de fermentation haute ou basse.