Nos articles

Filières et procédés :
Filières Produits
Procédés ou thématiques horizontales
58 résultats pour votre recherche

Modification de la surface des matériaux : une stratégie de maîtrise de la contamination microbienne

La biocontamination des matériaux est un processus naturel et spontané rencontré quelle que soit la nature de la bactérie, du fluide environnant ou du support récepteur. Lorsque cette biocontamination implique des germes pathogènes, elle peut néanmoins être à l’origine de problèmes sanitaires et de santé publique plus ou moins sévères. Pour éliminer ces germes indésirables, les utilisateurs ont le plus souvent recours à des opérations d’hygiène impliquant des agents chimiques bactéricides ou virucides. Ces opérations peuvent s’avérer longues, lourdes, coûteuses, consommatrices d’eau, peu écologiques et leur efficacité parfois controversée. Trouver des solutions alternatives propres et durables demeure donc un challenge. C’est dans ce contexte qu’a été proposé le projet SANBACT. Son principal objectif était de modifier la surface de matériaux industriels (plastiques, métalliques) utilisés dans divers secteurs d’application pour leur apporter une ou des fonctionnalités antibactériennes: antibioadhésion combinée ou non, à des propriétés bactéricides ou bactériostatiques pouvant être résumées comme « activité antibiofilm ».
Mots clés : Bioadhésion, matériaux, physico-chimie, chimie, ingénierie de surface, antibiofilm

Les transferts bactériens en IAA : quels enjeux pour la sécurité sanitaire des aliments ?

La présence de souches dans l’environnement de fabrication en IAA est une source de contamination des aliments par des bactéries pathogènes, et peut être la cause de toxi–infections alimentaires. La contamination des surfaces en IAA par des micro-organismes est due à leur dissémination, via les matières premières, l’air et l’activité du personnel. Les microorganismes présents sur les surfaces peuvent ensuite contaminer les aliments. Ces phénomènes de transferts bactériens sont complexes et dépendent de multiples facteurs. Il peut s’avérer important de prendre en compte ces contaminations secondaires dans les démarches d’Appréciation Quantitative du Risque Microbiologique. Pouvoir modéliser ces transferts bactériens et la contamination des surfaces et des aliments constitue un véritable challenge et nécessite des approches pluridisciplinaires.
Mots clés : contamination, transfert bactérien, biofilm, aliment, surfaces, environnement

Choix du couple emballage produit et rôle du transfert de sensation

Lors de l’acte d’achat, l’emballage doit séduire le client, le convaincre que le produit qu’il contient saura répondre à ses besoins. La construction de la représentation du produit se base sur un phénomène naturel et universel appelé le transfert de sensations. Ce phénomène consiste en la traduction des informations visuelles (couleurs, forme, état de surface, …) en d’autres informations sensorielles (texturales, olfactives, gustatives…) ou en valeurs. Par conséquent, plus les caractéristiques physiques de l’emballage seront en adéquation avec les propriétés sensorielles du produit emballé, plus la représentation que s’en fait le consommateur sera proche de la réalité et plus il y trouvera de la satisfaction lors de sa dégustation.
Les RMT Actia Sensorialis et Propack Food ont mutualisé leurs compétences pour étudier les phénomènes de transfert de sensations entre l’emballage et le produit emballé. Les résultats obtenus ont mis en évidence un impact de l’emballage sur l’appréciation du produit emballé. Une congruence entre les attentes véhiculées par la forme de l’emballage et les caractéristiques du produit a permis d’augmenter significativement la satisfaction du consommateur et les intentions d’achat du produit. A l’inverse, un emballage qui ne correspond pas au produit entraîne un renforcement négatif notamment sur l’appréciation du goût du produit.
Mots clés : emballage, produit, transfert de sensation, congruence, sensoriel

NANOMET : un projet pour aider les PME à mesurer leurs nanomatériaux

Nous assistons, depuis plusieurs années, à l’utilisation croissante des nanoparticules pour élaborer de nouveaux matériaux innovants. Cependant, la production de ces matériaux nano-structurés reste un défi et la mesure se retrouve au cœur du procédé de fabrication. Dans ce contexte, les PME impliquées dans ces domaines font souvent face à des problèmes métrologiques. Le projet NANOMET, financé par la DGE, propose de développer et de mettre à disposition des entreprises, des méthodes de mesure de référence traçables, afin de garantir la fidélité, la justesse et donc la fiabilité des mesures effectuées.
Mots clé : nanoparticules, nanomatériaux, caractérisation, inter-comparaison, PME

Le recyclage des polyoléfines pour contact alimentaire, pourquoi tant de questions ou d’enjeux ?

Le recyclage des emballages plastiques usagés en tant que nouvelle ressource potentielle pour la fabrication de nouveaux emballages alimentaires est un enjeu à la fois économique et environnemental mais également de sécurité sanitaire. Après un rappel du contexte réglementaire et technologique sur le recyclage, cet article illustre la complexité des phénomènes qui régissent les principes de contamination / décontamination de la matière recyclée et les limites à calquer strictement les méthodologies d’évaluation des risques développées pour le recyclage du PET au domaine du recyclage des polyoléfines.

Avant propos. La conserve en France : amélioration continue et innovation pour une filière majeure de l’industrie agroalimentaire

La filière française de la conserve emploie environ 35 000 personnes en France sur les 500 000 salariés que compte l’industrie alimentaire française (Source : Adepale - Association des entreprises de produits alimentaires élaborés). Cette filière respecte, comme bien d’autres, les engagements du Pacte alimentaire 2016 dévoilé par l’Ania aux dernières Assises Nationales de l’Alimentation...

Voies de contamination des bactéries formant des spores dans une conserverie de légumes

L’altération des aliments en conserve faiblement acides pendant un stockage prolongé à des températures élevées est causée par des spores de bactéries thermophiles anaérobies strictes ou facultatives. Une étude de deux années consécutives a été conduite sur la contamination bactérienne d’une ligne de traitement de fabrication de conserves de petits pois et carottes. Au total, 341 échantillons ont été prélevés à différentes étapes de traitement, incluant les matières premières, la saumure, et des prélèvements d’environnement. Les spores de bactéries anaérobies thermophiles et thermophiles hautement thermorésistantes en croissance ont été dénombrées, à différentes étapes du process, en prenant en compte le flux du produit, les temps de séjour et les surfaces des équipements. Un profilage génotypique par M13-PCR de Geobacillus sur 112 isolats a permis de déterminer 23 profils-types et a confirmé la contamination croisée induite par le process de transformation. Pris dans leur ensemble, ces résultats précisent le schéma de la voie de contamination par des bactéries sporulées thermophiles dans une conserverie de légumes.

Conception du conditionnement d’aliments sous atmosphère modifiée

Les performances des conditionnements sous gaz de denrées alimentaires périssables dépendent principalement de la composition en gaz, de la qualité microbiologique initiale de l’aliment et de la nature de l’emballage. Les durées de vie des produits alimentaires sont limitées par le développement bactérien et son impact sur la sécurité sanitaire et les propriétés organoleptiques. La solubilité du gaz, sa diffusivité dans l'aliment détermineront également son efficacité. La perméabilité de l'emballage agira également sur la pression partielle en gaz. Des développements informatiques et des méthodes analytiques ont été utilisées pour collecter les données nécessaires à l'établissement de modèle mathématiques. Ainsi, ...

Écoconception d’emballages : démarche, méthodologie, outils

A l’heure où les impacts climatiques se font de plus en plus ressentir sur notre planète, que les ressources fossiles se font de plus en plus rares, que certains emballages se voient réglementés (Directive UE 2015-720) ou interdits (Décret « interdiction sacs plastiques » au 01/01/2016), il est important de rappeler qu’il existe des méthodes applicables à toute conception ou optimisation du couple aliment-emballage en vue d’en limiter ses impacts environnementaux. Si ces démarches apparaissent parfois lourdes et onéreuses pour les entreprises, elles aboutissent généralement sur des économies d’emballages et l’amélioration des fonctionnalités, intérêts évidents pour une industrie agroalimentaire à la recherche de marges.

Modélisation des transferts pour prédire la migration des substances dans les aliments

Les emballages sont des sources de contamination potentielle des denrées alimentaires par un phénomène de migration qui met en jeu les propriétés des substances, la structure des matériaux constitutifs, la nature et la composition des aliments ainsi que les conditions d’environnement. L’Union Européenne a mis en place des règles partiellement harmonisées pour garantir la sécurité sanitaire des matériaux et emballages destinés au contact des aliments. La mise en œuvre de cette réglementation s’avère complexe du fait de l’absence de disposition pour certains matériaux ou le manque d’outils pour contrôler la conformité aux exigences réglementaires. La modélisation de la contamination des aliments par les matériaux est une approche complémentaire permise dans la législation européenne pour vérifier le respect des seuils autorisés de migration. Au-delà, c’est aussi un moyen de simplifier l’estimation des cinétiques de transfert des substances et, en l’associant à la méthode AMDEC (Analyse des Mode de Défaillance, de leurs Effets et de leur criticité), de hiérarchiser les risques et d’identifier les étapes critique d’une chaîne d’approvisionnement.